À New York, un restau n’emploie que des grands-mères aux fourneaux


Portrait des grand-mères cuisinières

Cuisine de grand-mère rime bien souvent avec délice. À New York, Jody Scaravella, le propriétaire du restaurant italien Enoteca Maria, l’a bien compris. Inspiré de sa propre mamie, le restaurateur n’emploie que des seniors dans sa cuisine, depuis juillet 2016. Libéria, Argentine, Italie… Toutes viennent des quatre coins du monde, promouvant la diversité aussi bien que le grand âge.

Des seniors au cœur du projet

À l’origine, deux cuisinières italiennes régalaient les clients de leurs plats traditionnels. Aujourd’hui, elles sont trente à occuper les fourneaux. La plupart ne sont pas professionnelles mais toutes font partager leur savoir-faire culinaire, qu’il s’agisse de cuisine italienne ou de saveurs du monde, du Nigeria à l’Algérie en passant par la Biélorussie et la Pologne. Jody Scaravella, qui a eu l’idée de cette cuisine cosmopolite et intergénérationnelle, s’est inspiré de sa propre grand-mère pour lancer le concept. « Je me souviens qu’elle allait au marché tous les jours munie de son panier, raconte-t-il. Elle s’arrêtait au stand des fruits et légumes, mordait dans une pêche ou goûtait une cerise. Si c’était bon, elle achetait, sinon elle recrachait sur le sol avec une expression de dégoût. J’étais étonnée que personne ne se soit jamais plaint de son comportement… Mais, après tout, tout le monde la connaissait. »

Un succès toutes les semaines

Menus variés, clientèle cosmopolite, employées du troisième âge… L’idée donne envie et le concept inspire. L’établissement affiche désormais complet plusieurs fois par semaine, avec des réservations du mercredi au dimanche. Pour les employées au savoir culinaire indiscutable, ce travail est l’occasion de tisser du lien social tout en voyant leur talent valorisé. De quoi encourager l’activité des seniors dans de nombreux autres établissements.


© Enoteca Maria


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