Autonomie et grand âge : comment les Français se voient-ils vieillir ?


Une étude menée par l’institut IFOP, en partenariat avec la société d’aide à domicile Adhap services, dévoile les principales sources d’inquiétude des Français en matière d’avancée en âge. Ressources financières, relations sociales, santé, engagement des autorités publiques… Si les domaines sont variés, ils ne font pas tous l’objet de la même préoccupation.

La perte d’autonomie, source d’inquiétude

Pour plus d’un Français sur deux, la première source d’inquiétude liée au vieillissement est la perte d’autonomie (66% pour les plus de 50 ans). Neuf Français sur dix considèrent par ailleurs qu’il est aujourd’hui possible de vieillir à domicile sous réserve de faire appel à des professionnels spécialisés dans l’accompagnement des seniors (65%). Pour plus d’un Français sur deux, « la possession de moyens financiers suffisants est l’une des conditions sine qua non du maintien à domicile ».

Désengagement de l’État ?

Au-delà de l’aspect budgétaire, les Français évoquent également, dans une moindre mesure, le désengagement des pouvoirs publics dans le secteur de la santé et du social. Les problématiques liées à l’isolement de la personne âgée sont sensiblement moins restituées par les répondants (un peu moins d’un sur cinq), qu’il s’agisse de l’absence de proches (17% de citations) ou de « professionnels capables de fournir un accompagnement adéquat » (16% de citations).

Rester chez soi, la priorité

Pour ce qui est des modalités de prise en charge des plus âgés, le maintien à domicile reste donc la solution la plus convoitée. Pour près de huit personnes interrogées sur dix (79%), elle est rendue possible «du fait de l’intervention de professionnels des services aux seniors». Dans la sphère privée, à peine un quart des personnes interrogées envisage d’être pris en charge par un membre de sa famille (23%).

Pour bien vieillir à domicile, on distinguera donc deux priorités jugées nécessaires et clairement identifiées par les personnes interrogées : l’intervention de professionnels qualifiés (65% de citations) et la possession de moyens financiers suffisants (58% de citations). Des priorités qui sont plus particulièrement relayées par les personnes âgées de 50 ans et plus. De quoi inciter les professionnels et autorités publiques à encourager l’innovation dans l’accompagnement, à domicile, de la perte d’autonomie.


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Les résultats de l’étude Ifop en ligne