«Burn-out», littéralement, signifie «brûler de l’intérieur», «se consumer». C’est ce qu’explique Catherine Vasey, psychologue et auteur de Burn-out : le détecter et le prévenir (éditions Jouvence, 2007). Le phénomène, qui fait de plus en plus parler de lui, n’épargne pas les aidants familiaux qui cumulent parfois vie professionnelle et temps consacré à la prise en charge d’un proche en perte d’autonomie. Il est donc primordial de savoir quand s’accorder quelques moments de répit pour éviter l’épuisement… et garder le moral.

Les premiers signes d’alerte

Comment prévenir le burn-out ? Pour anticiper et éviter son apparition, il est important d’être attentif à certains signes avant-coureurs. En cas d’épuisement, de sensation de ne pas posséder les ressources nécessaires pour affronter la situation, la question mérite d’être posée. Une irritabilité fréquente, une augmentation de la susceptibilité ou une affectation des relations interpersonnelles peuvent également constituer les «symptômes» d’un burn-out, ainsi qu’un sentiment d’incapacité et une perception négative des tâches à effectuer.

Un congé dédié pour plus de répit

Le statut de l’aidant familial étant tout de même de plus en plus reconnu, celui-ci peut désormais bénéficier d’une amélioration de ses droits sociaux. S’il exerce une activité professionnelle, il peut, par exemple, se voir accorder un congé «de proche aidant» (anciennement baptisé congé «de soutien familial») de trois mois. Un moment de répit pour s’occuper pleinement d’un proche en perte d’autonomie mais aussi pour trouver le temps de se ressourcer. À noter que ce congé est renouvelable dans la limite d’un an pour toute sa carrière, fractionnable mais non rémunéré. Il est ouvert à tous les aidants, sans lien de parenté avec la personne aidée. «Cette mesure entrera en vigueur dès le 1er janvier 2017, affirme Pascale Boistard, secrétaire d’État auprès du Ministère de la Santé et des affaires sociales. Il est important de reconnaître le rôle de ces aidants, sans qui les personnes en perte d’autonomie ne pourraient vivre à domicile. Ils mettent encore souvent leur santé, leur travail et leur équilibre personnel en péril.»

Nouveau droit social

Leurs besoins sont également pris en compte dans le cadre de  l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), notamment à travers la revalorisation du plan d’aide APA (Aide personnalisée à l’autonomie), et le relais apporté pour prendre soin de la personne aidée, en cas d’hospitalisation de son proche aidant.


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