Des parents trop vieux pour avoir des enfants !


En Grande-Bretagne, un couple de sexagénaires vient de se voir retirer la garde de son enfant par les services sociaux, considérant qu’il était trop âgé pour s’en occuper. Le nourrisson d’un an est né d’une mère porteuse. Aujourd’hui, ils n’ont qu’un droit de visite. En 2012, une affaire avait déjà fait grand bruit en Italie ; une petite fille née d’une fécondation in-vitro avait été retirée à sa famille pour la même raison, ses parents étant âgés, à sa naissance, de 57 et 69 ans. Six ans après, ils continuent de se battre pour récupérer leur enfant, adoptée depuis. Des cas à part ou une vrai tendance qui pousse à revoir nos points de vue sur la parentalité ? Se pose alors une question : « jusqu’à quel âge sommes-nous  autorisés » à donner la vie ?

Une population vieillissante

La population mondiale ne cesse de vieillir. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) annonce que, d’ici 2050, la part des plus de 60 ans va doubler, pour passer à 22%. En parallèle, l’âge de la première maternité ne cesse de reculer. Aujourd’hui, en France, les primipares ont en moyenne 30,6 ans. La fécondité des femmes baisse à partir de 35 ans, c’est un fait scientifiquement prouvé. Pour y faire face, des solutions sont proposées : adoption, insémination artificielle, fécondation in-vitro, procréation médicalement assistée et autres procédés, dont certains interdits en France comme les mères porteuses.

Un âge maxi pour adopter ?

En cas d’adoption, certains pays ont défini un âge maximum pour pouvoir accéder à cette procédure ; en Australie, le plus jeune des conjoints ne doit pas avoir plus de 45 ans, en Grèce 60, en Norvège 45 ans. Au-delà, les demandes sont automatiquement rejetées. En France, aucune législation n’existe pour l’heure mais les services d’adoption ne proposent pas de nourrisson aux personnes de plus de 40 ans. Concernant les autres moyens, la loi de bioéthique «réserve» ces techniques médicales aux futurs parents encore «en âge de procréer», avec guère plus de précisions.

Mamans à plus de 50 ans

Et en matière de procréation, l’âge n’étant plus un frein grâce aux nouvelles technologies, jusqu’où devons-nous aller ? Vues d’un mauvais œil, les grossesses tardives ne sont pas rares et concernent la plupart des pays occidentaux. Au Royaume-Uni, environ trois femmes de plus de 50 ans accouchent chaque semaine d’après le Center for disease control and prevention. En France, l'Agence de biomédecine a, quant à elle, en 2013, refusé de restituer le sperme congelé d’un homme de 69 ans. En 2017, le concerné a obtenu gain de cause en récupérant son «dû».