Caractéristiques d'une barre d'appui : comment choisir?


Cette fiche d'information est non exhaustive et est donnée à titre indicatif et général pour vous aider à comprendre pourquoi et comment améliorer son autonomie.
Il est préférable de prendre conseil auprès d'un ergothérapeute, professionnel de la rééducation et de la réadaptation avant d'entreprendre des modifications de votre domicile. Son avis technique est requis lors d'une demande de financement d'aménagement et il est le seul à mettre en lien vos capacités, leur évolution et les contraintes de votre domicile.


Les barres d’appui sont disponibles sous différentes formes, tailles, couleurs et modes d’installation pour correspondre au mieux aux :

Transferts à effectuer

  • Se tenir sans se déplacer : on choisira une barre horizontale sur laquelle prendre appui le temps d’une activité. Parfois une barre verticale (sol-plafond) est la seule solution du fait de la configuration d'une pièce.

                                                      

  • Se relever de la position assise / s’asseoir : la barre coudée à 135° procure un soutien lorsque l’on est assis avec sa partie horizontale. Elle permet d’aider pour s’avancer vers le bord du siège et/ou de prendre appui dessus avec l'avant-bras en cas de faiblesse musculaire,  et de se redresser quand on place sa main plus en avant et plus haut sur la partie. On peut également choisir la barre sol / plafond totalement verticale lorsque l’espace est trop étroit ou trop vaste pour placer une barre sur un mur. A noter que cette barre s’installe par vérin d’extension et donc ne nécessite pas de perçage.
       
                                                                          
                        
      
  • Se déplacer en marchant dans un couloir, un escalier ou quelques marches : on choisira une barre droite qui suivra le mouvement appelée main courante.  Pour optimiser la fonctionnalité et la sécurité qu’elle procure, une main courante se place de façon à ce que le coude lors de la prise soit environ à 30° de flexion, elle débute et se termine avant l’obstacle à sécuriser et laisse un espace entre elle et le mur suffisant pour une prise fluide.
                                                 

Contraintes environnementales

  • Composition du mur et du sol : carrelage, placoplatre, pierre, chauffage au sol conditionnent le mode et les moyens de fixation.
  • Dimensions de la pièce : conditionne la longueur des barres et leur nombre éventuellement. On trouve des barres de 30 centimètres à 1 mètre de longueur.
  • Distance du mur par rapport : cela détermine le modèle, en effet si le mur est trop loin on installera un modèle qui se fixe perpendiculairement à l’endroit souhaité relevable ou non.
                                                      
  • Humidité ou non : en cas d’humidité ambiante ou de contact direct avec l’eau on choisira un revêtement antidérapant.
  • Logement en location ou pas : si vous êtes propriétaire il faudra trouver la bonne personne pour installer la barre, si vous êtes locataire il faudra en plus demander l’autorisation de l’installer.

Mensurations de l’utilisateur

  • Taille : induit l’endroit où poser au mieux la barre. Il convient de se mettre en situation pour trouver où installer la barre, le mieux étant l’ennemi du bien placez là où vous pensez l’utiliser.
  • Poids : en cas de surpoids on choisira un mode de fixation sûre et on sera attentif à la capacité de charge maximale de la barre.
  • Largeur de la main : on sera attentif au diamètre de la barre.

Capacités de l’utilisateur

  • Amplitudes articulaires : si elles sont réduites, on placera la barre en fonction des amplitudes disponibles au mieux pour assurer la sécurité et la fonctionnalité de la barre.
  • Capacités visuelles : en cas de déficience visuelle on choisira une couleur qui contraste avec le mur pour repérer facilement la prise d’appui.
                                                      
  • Qualité de l’équilibre : conditionne le nombre de barres à installer.
  • Niveau d'autonomie s’il y a besoin de l’intervention d'une tierce personne pour certaines activités quotidiennes il faudra penser à ne pas gêner son intervention.  Dans le même esprit, en cas de transfert autonome à partir d’un fauteuil roulant il faudra penser à favoriser et ne pas gêner l’aire de transfert. 

Mode de fixation

  • A visser : on choisira les visses et chevilles en fonction de la composition du mur et de la résistance nécessaire au modèle choisi et au poids de l'utilisateur.
  • A ventouse : on choisira de préférence un modèle de barre à ventouse avec indication de bonne ou mauvaise installation si vous avez des doutes. La barre à ventouse s’installe uniquement sur une surface lisse telle que le carrelage, la faïence, PVC (pas sur un joint de carrelage), propre et non poreuse. On vérifiera régulièrement son adhérence et si vous manquez de force, faites la poser par une personne de votre entourage compétente. Elle permet une installation rapide et sans perçage. Elle est idéale pour vous suivre dans vos déplacements, que ce soit pour sécuriser les toilettes lorsque vous allez passer une après-midi chez des proches ou pour sécuriser douche et toilettes en vacances.
                                                       
  • A vérin d’extensionentre le sol et le plafond. Attention à la qualité de votre plafond.




                                  Article rédigé par un ergothérapeute de l'équipe Autonom-ease