C’est un classement qu’on pourrait croire prestigieux, dans lequel le Japon et l’Italie se hissent en pole position. Arriver en tête des «pays les plus vieux du monde» est en effet synonyme de confort de vie mais également révélateur d’un déclin démographique.

Le revers de la médaille

Selon senioractu, depuis 2015, l’Italie est entrée dans cette phase de déclin. La perte d’habitants est au cœur de multiples enjeux. L’Italie et le Japon ont une espérance de vie particulièrement élevée, avec une moyenne de 82,7 ans pour les Italiens et 83,7 ans pour les Japonais. Mais, pour l’Italie, ce chiffre est à nuancer : alors que, dans le nord, on peut vivre en bonne santé en moyenne jusqu’à 70 ans, la moyenne chute à 52 ans dans le sud. De plus, les Italiens ont un taux de fécondité parmi les plus bas du monde avec 1,34 enfant par femme, qui descend à 1,27 au sein de la population italienne contre 1,95 parmi les étrangers.

La situation de la France

Selon Futura santé, nous devrions être 74 millions d'habitants en France en 2050, dont 20 millions de plus de 65 ans. La part de seniors devrait continuer à augmenter. L’Hexagone se classe 9ème ex aequo avec la Suède au classement de l’espérance de vie de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) : en moyenne 82,4 ans. En 2017, la France reste le pays le plus fécond d’Europe d’après l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), malgré un nombre de naissance en baisse depuis trois ans. En 2018, le taux de fécondité est de 1,88 enfant par femme, contre deux en 2014.