Jeanne et Robert vivent, simplement, à leur rythme, selon un temps qui nous échappe. Un temps qui semble s’allonger alors que nos vies sont bousculées par l’empressement. Pour ce couple, le temps se répète au gré des activités quotidiennes : le jardinage, le bricolage, le club ou la visite au cimetière, puis à la sœur de Jeanne dans sa maison de retraite, les courses, la promenade journalière, la visite des enfants… Cette temporalité cyclique permet à Jeanne et Robert de vivre leur présent selon leurs habitudes, à leur rythme, dans leur logement et dans leur environnement naturel.

Mené par Leroy Merlin source

Il y a aussi Gaston et Paulette. Trois portraits d'habitants âgés qui ont choisi de vivre à domicile. Ces témoignages (vidéo en lien ci-dessous) s’inscrivent dans le 2e volet (trois sont prévus) de la recherche J'y suis, j'y reste !. Menée depuis 2012 par Marie Delsalle, psychanalyste et membre depuis sa création en 2005 du groupe Habitat et autonomie de Leroy Merlin Source, elle questionne les motivations des personnes âgées à rester chez elles. Ce projet vidéo, accompagné d’un document pédagogique, a pour objectif de mieux appréhender la vie et les désirs de nos aînés mais également de former et sensibiliser les professionnels de l'habitat, du social ou du médico-social dans leur écoute quotidienne des habitants et leur prise en compte en tant qu'individu dans un dispositif de politiques publiques sociales plutôt pensées dans une dimension collective.

A chacun son rythme

Dans Vivre chez soi : 3 portraits, la réalisatrice revient sur les raisons de ce travail d’écoute complémentaire des personnes déjà rencontrées lors du volet 2 de J’y suis, j’y reste ! et de la nécessité de porter attention aux vies ordinaires. Elle met également en avant l’envie qui transparaît chez ces personnes âgées de transmettre une expérience, une période de leur vie, pour relier leur passé à leur présent tout en sachant que le chemin devant eux est incertain. Cette écoute lui semble alors essentielle pour mieux comprendre les «réticences», voire les refus catégoriques de certaines au changement, à l’adaptation de leur logement, à leur attachement à des objets, rituels, habitudes qui rythment et habitent leur vie et qu’il nous faut (nous personnes extérieures et plus jeunes) prendre en compte dans un temps qui ne passe pas à la même vitesse. Ainsi, l’adaptation ne doit pas se faire que dans un seul sens mais être réciproque !


Sur le web
Voir les 3 portraits « Vivre chez soi »