Les fêtes propices au divorce chez les plus de 50 ans ?


Les couples peuvent s’émietter à différents moments de l’année mais il existe deux périodes plus propices aux séparations. Ces « pics bisannuel des séparations » apparaissent après les fêtes de fin d’année et les vacances d’été. 35% des quinquagénaires et plus divorcent au lendemain d’une nouvelle année et 16 % se séparent au mois de septembre. C’est ce que révèle une étude menée par Kantar TNS.


Préparatifs, pas si festifs ?

À l’origine des tensions : le choix des cadeaux, la pression du bon déroulement ou la déception d’un présent, plus cruelle dans ces temps-là. « On attend beaucoup de ce moment, il impose le devoir d’être dans la joie. Mais lorsqu’on a, à l’intérieur, des vieilles rancœurs, ce décalage peut tout faire exploser », explique Pascal Anger, psychothérapeute de couple à Paris. Il précise : « C’est une décision qui a mis du temps à mûrir et, pour certains, les préparatifs de Noël et du Jour de l’An font ressurgir les conflits. C’est l’occasion de faire le bilan, de remettre les compteurs à zéro et donc, parfois, de décider de tout recommencer. ». Les professionnels du secteur des rencontres reconnaissent eux aussi qu’il existe une saisonnalité des ruptures. La vice-présidente du site DisonsDemain.fr constate un pic d’inscriptions le 26 décembre et lors du premier dimanche de janvier.

 

Grands changements 

Selon le ministère de la Justice, les divorces des plus de 60 ans ont plus que doublé entre 2004 et 2014. À l’époque, 8 203 hommes ont franchi le pas, contre 13 947 une décennie plus tard. Pour les femmes, les chiffres passent de 4 755 à 8 824. Deux étapes phares fragilisent les couples : le départ des enfants du domicile familial et le passage à la retraite. Avec l’allongement de l’espérance de vie, on passe plus de temps avec l’autre, et les désaccords mènent vers davantage de séparations qu’avant. 


En moyenne, on compte 130 000 divorces prononcés chaque année en France tous âges confondus. Ce chiffre a été en perpétuelle augmentation jusqu’en 2005 avec un pic à 155 300 séparations, entraîné par l’adoption de la loi de simplification des procédures de divorce. Depuis, il tend à se stabiliser, voire à baisser, comme en 2015 où l’on dénombrait 123 668 divorces contre 133 900 en 2010 (- 8%). 


© glisic_albina / Fotolia