Un casting de haut vol avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud et Alice Pol débarque sur nos grands écrans. Ils sont à l’affiche du film de Christophe Duthuron, Les vieux fourneaux, sorti le 22 août 2018. Tiré de la bande dessinée éponyme de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet publiée en 2014, le long métrage mise sur les mêmes traits de légèreté qui ont fait le succès de la version papier, avec quatre albums publiés, tous vendus à plus d’un million d’exemplaires.

Un speech léger

Un formidable trio d’amis d’enfance, après avoir fait les 400 coups dans leur jeunesse, se retrouve pour les obsèques de la mort de la femme de Pierrot, interprété par Roland Giraud. L’ancien syndicaliste tombe par hasard sur une lettre de la défunte et découvre des secrets enfouis. Furieux, il quitte son village et ses amis, fusil à la main, pour partir régler ses comptes. Les deux autres comparses, Antoine, anarchiste énervé joué par l’inimitable Pierre Richard, et le plus tranquille Emile, interprété par Eddy Mitchell, partent à sa poursuite accompagnés par Sophie, la petite-fille d’Antoine. Pour l’empêcher de commettre un crime passionnel cinquante ans plus tard, les deux amis et la jeune femme vont remuer ciel et terre pour retrouver Antoine.

Avis mitigés mais rire assuré

Même si les critiques de la presse fustigent la réalisation, tous s’accordent à dire que l’adaptation du livre est respectée à la lettre. On souligne également l’argot et la richesse des dialogues, signés par le scénariste de la BD. Des échanges cinglants entre les vieux amis de toujours : « On ne va pas passer notre temps à regarder dans le rétroviseur, on arrive au terme du mandat, on a chié les trois quarts de notre merde, pas de remords ni de regrets ! ». Du côté des téléspectateurs, on s’inquiète des remarques négatives de la presse spécialisée sur le sujet mais, au final, on ressort des salles obscures avec le sourire. La comédie est drôle et légère, à voir en famille pour être sûr de passer un bon moment.