Logement adapté, indispensable pour vieillir en bonne santé


C’est désormais prouvé : le lien entre logement adapté et état de santé est plus qu’étroit. En Île-de-France, l’Observatoire régional de santé (ORS), qui publie les résultats d’une enquête sur les enjeux du bien-vieillir et du maintien à domicile, met ce lien en évidence. «Seuls 7% des Franciliens âgés de 60 ans ou plus vivent dans une habitation qui dispose d’aménagement intérieur et 12% déclarent des difficultés pour en sortir aussi souvent que souhaité», annonce d’abord l’institution.

Anticiper l’évolution démographique

Selon les auteurs de l’étude, les villes doivent être particulièrement vigilantes en ce qui concerne l’isolement des personnes âgées (proportion élevée de 80 ans ou plus vivant seul) et leurs difficultés à disposer d’un cadre de vie qui soit compatible avec leur sécurité et leur bien-être. Pour eux, il devient primordial, voire urgent, de sensibiliser les politiques publiques à réaliser ou aménager des logements adaptés. «La réflexion sur le vieillissement à domicile doit être poursuivie en traitant la question du logement de manière globale et en intégrant l’ensemble des autres champs en interaction tels que les transports, l’accès aux services de santé et l’urbanisme», poursuit l’ORS.

Pratique « peu courante »

Par ailleurs, l’étude conclut que la probabilité de se déclarer en bonne santé est diminuée jusqu’à 70% chez les seniors qui ne vivent pas dans un domicile adapté à leurs besoins. Les résultats démontrent également qu’«aménager son logement n’est pas très courant chez les personnes âgées ne présentant pas de limitation d’activité. Seulement 7% des Franciliens de plus de 60 ans disposent d’aménagements spécifiques contre 10% dans les autres régions». Autre statistique révélatrice : seulement 17% des 75 ans ou plus vivent dans un logement adapté. Si ces chiffres interpellent, ils sont voués à évoluer. Tout dépendra, dans les années à venir, des politiques menées par les pouvoirs publics en matière d’adaptation au vieillissement.


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Le détail de l’étude