Missions d’éco-volontariat : les seniors sautent le pas ?


Participez à la protection et à l’étude des primates au Bénin, à la conservation des tortues marines au Nicaragua, à un programme scientifique en observant les différentes espèces floristiques et faunistiques qui peuplent la forêt amazonienne... Depuis 2005, Cybelle Planète organise des missions d’éco-volontariat pour « préserver la biodiversité » grâce à la participation des citoyens, et les seniors ne sont pas en reste. Rien de prévu cet été ? Et pourquoi pas des vacances actives et utiles ?

Expérience fédératrice

Après l’alimentation responsable, le voyage responsable ! C’est ce que propose l’association. « L’éco-volontariat est un mode de voyage participatif et solidaire », explique-t-elle. Pérou, Brésil, Mongolie, Sierra Leone... 13 pays et 19 missions au choix. Depuis son lancement, près de 3 000 citoyens engagés ont tenté cette aventure citoyenne. De plus en plus de seniors optent pour cette alternative au tourisme traditionnel. Une ou plusieurs semaines, en France ou à l’étranger, activité intense ou modérée, nombre d’heures de travail par jour, langue utilisée sur place... Les participants choisissent le séjour en fonction de leurs envies et de leurs capacités. Floriane garde un « très bon souvenir » de son expédition de 49 jours en Amazonie. « Je recherchais un volontariat en pleine immersion dans la jungle qui m'apporte des connaissances nouvelles et une expérience formidable et c'est exactement ce que j'ai trouvé, explique-t-elle. La cohésion des volontaires venus du monde entier m'a impressionnée. » Une expérience fédératrice bénéfique pour les seniors qui peuvent parfois être isolés.

L’âge n’est pas un problème

Par contre, « il ne faut pas s’attendre à un très grand confort, prévient Floriane. Sur place, il y a seulement le minimum et c’est totalement supportable ! Alors profitez pleinement de cette expérience humaine et environnementale. » Un dernier conseil ? Pour les aventuriers qui seraient tentés par la jungle, « n’oubliez pas votre répulsif, indispensable ! », poursuit-elle. Philippe et Annie, 60 et 65 ans, ont participé au programme de réintroduction des chevaux de Przewalski, en Mongolie. Le matin, ils étaient sur le pied de guerre dès 7h pour suivre les chevaux, l’après-midi, ils donnaient des cours de français à une jeune mongole. Ce qui leur laissait tout loisir de découvrir le pays le week-end. Leur âge ? Selon eux, c’est loin d’être un problème. « Aucun souci de santé » à l’horizon et « le must », « pas besoin de vaccination particulière car c’est un climat continental ». Après le succès de leur première mission, ils envisagent d’y retourner en 2020. Restaurer le lien social, découvrir le monde, préserver la faune et la flore, se confronter à d’autres cultures... Des expériences bénéfiques à tout âge !