Une quarantaine de seniors, des femmes en grande majorité, sont sous contrat avec la commune de Chelles (Seine-et-Marne). Leur travail ? Encadrer, à raison de deux heures par jour, les enfants dans la cantine de l’école, rapporte Le Parisien dans un article du 13 octobre 2016. La mairie a choisi de faire appel à des personnes retraitées pour rejoindre les équipes de surveillants. L’initiative, lancée en 2015, leur permet de profiter d’une nouvelle activité rémunératrice, tout en nouant des liens avec les plus jeunes générations.

Dix, puis quarante recrutés

À noter que les seniors qui encadrent ces enfants ne sont pas tous des animateurs professionnels. Embauchés pour un contrat de huit heures hebdomadaires, ils ne remplacent pas le personnel municipal mais complètent plutôt les équipes pour assurer un cadre sécurisé aux écoliers. Pour recruter des surveillants sexagénaires, la municipalité s’est rapprochée d’associations qui ont relayé l’annonce auprès de leurs adhérents. En décembre 2015, dix personnes (en préretraite et à la retraite) se sont portées volontaires. Aujourd’hui, elles sont plus de quarante à profiter de ce dispositif. D’autres seniors effectuent également des remplacements au sein d’écoles primaires. Une solution plutôt efficace pour pallier l’absence de personnel.

Revenu complémentaire

L’activité permet aussi d’apporter une source de revenu complémentaire à des retraités. La rémunération horaire s’élève à un peu plus de dix euros. Selon le journal La Marne, en 2015, «on estimait que 450 000 retraités, soit un sur trente, cumulaient pension de retraite et emploi ; et près de deux tiers d’entre eux l’effectueraient pour des raisons financières». Reste à voir si cette option, encore très peu répandue, saura convaincre d’autres municipalités en France.


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