Santé : lire un roman pour vivre plus longtemps ?


livre ouvert

Aventure, science-fiction, histoire, poésie, thrillers... Autant de trésors littéraires à découvrir au cours d'une vie. Certains ouvrages s’oublient, d’autres nous accompagnent pour longtemps. Parfois pour toute la vie. Plus qu’un moyen de se divertir ou de se cultiver, lire serait garant d’une plus grande longévité. Une bonne nouvelle pour les bibliophiles puisque les plus assidus  prolongeraient leur espérance de vie de 23% par rapport aux personnes qui ne lisent pas selon les auteurs d’une étude de l’université de Yale publiée en juillet 2016 dans la revue Social Science Medicine et relayée dans le New York Times.

Trois groupes de lecteurs distincts

S’adonner à la lecture, un loisir encore plus bénéfique que le sport ? Pour aboutir à cette conclusion, les scientifiques ont fait appel à 3 635 volontaires d’au moins 50 ans et ont étudié leurs habitudes de lecture - les magazines et journaux ne comptent pas - pendant plusieurs mois. L’échantillon de participants est divisé en trois groupes : les personnes qui ne lisent pas de livres du tout, celles qui lisent jusqu’à 3h30 par semaine, et celles qui lisent encore plus longtemps. Les auteurs concluent, dans un premier temps, que la majorité des lecteurs est constituée de femmes, souvent très cultivées et issues de milieux aisés. Sans parler de lien de cause à effet direct, l’association entre bibliophilie et état de santé a ensuite été démontrée.

Gagner deux ans de vie

Les résultats semblent édifiants. «Les personnes qui lisent ne serait-ce qu’une demi-heure par semaine ont nettement plus de chances de vivre longtemps par rapport à celles qui ne lisent pas du tout», avance Becca R. Levy, auteur de l’étude et professeur d’épidémiologie à Yale. Sur les trois groupes identifiés, les personnes qui s’adonnent à la lecture jusqu’à 3h30 par semaine ont 17% de risques en moins de mourir dans les 12 années à venir. Quant aux plus grands lecteurs, ils gagnent en moyenne 2 années de vie sur les personnes qui n’ouvrent jamais un roman. Pour Becca Levy, «cet avantage certain agit également sur la santé, l'éducation, les capacités cognitives et beaucoup d'autres variantes». Des arguments qui donnent envie de rentabiliser son abonnement à la bibliothèque…


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Pour accéder à l'étude (en anglais)